Le Tejas MK2 progresse bien !
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Le nouveau standard du Tejas indien avance, une première photo publiée montre l’avion en phase finale d’assemblage. L’occasion de faire le point.

Le premier Tejas MK2 en phase finale d'assemblage @ HAL
Assemblage final
Le nouveau standard est en cours de développement par l’Agence de développement aéronautique (ADA) avec l’avionneur HAL comme principal partenaire de production. Comparé au MK1, le MK2 dispose d’une cellule plus grande, d’une plus grande capacité de carburant en interne et d’une charge utile accrue. Les capteurs et l’avionique disposent également de plus de place. L’assemblage touche à sa fin et l’avion devrait, selon le calendrier, subir sa mise en marche en octobre prochain. Date à laquelle l’avion sera mis sous tension, ce qui permettra de valider le système au sol. La mise sous tension étant une étape cruciale, car elle marque la transition de l’assemblage principalement structurel à l’intégration complète des systèmes. Il sera alors possible de valider l’avionique, les ordinateurs de mission, les systèmes électriques ainsi que l’architecture de contrôle de vol et les communications.
Cette phase est importante pour le MK2 car celui-ci intègre une architecture différente et plus sophistiquée que le standard précédent. Celle-ci permet l’usage de capteurs plus puissants et l’augmentation de puissance doit permettre à l’avion d’avoir un potentiel de croissance plus élevé. De plus, l’avion pourra emporter un arsenal plus lourd et plus avancé.
HAL Tejas Mk2
Le Tejas Mk2 est l’avion de combat de nouvelle génération indien et doit offrir un bond audacieux en puissance par rapport à son prédécesseur. Ce jet polyvalent de génération 4,5 est conçu sur mesure pour répondre aux besoins futurs de la flotte de l’armée de l’air indienne (IAF) tout en offrant un attrait pour l’exportation.

Au cœur de cette puissance se trouve le puissant turboréacteur GE F414-INS6, produisant environ 98 kN de poussée, conférant au Mk2 une vitesse maximale de Mach 1,8 et un plafond de service d’environ 50 000 pieds. Son fuselage allongé, associé à des canards rapprochés, améliore l’agilité et la portance tout en offrant une capacité de carburant interne accrue, un rayon de combat apparemment jusqu’à environ 1 000 km et une autonomie de 120 minutes par mission.
Le Tejas Mark2 est doté d’un cockpit avec grand écran tactile compatible avec les lunettes de vision nocturne, un système holographique grand angle. Le Tejas Mark2 propose une configuration manuelle ergonomique de manette et de manche avec des réglages main droite sur le manche et gauche sur l’accélérateur pour alléger la charge de pilote. Il y a moins de boutons manuels et d’interrupteurs. Afin de réduire le temps de réaction en situation de combat, le positionnement a été conçu pour permettre au pilote d’accéder au HOTAS sans bouger excessivement. Les systèmes radar et missile ne sont pas activés physiquement par un bouton. Le pilote sera informé lorsque le logiciel de mission les activera automatiquement en fonction des circonstances.
Avec 11 points d’emport externes et une capacité de charge utile de 6,5 tonnes, le Mk2 peut emporter un mélange polyvalent d’armes : missiles air-air (par exemple, Astra), munitions d’attaque au sol de précision, telles que les armes de type SPICE, missiles anti-radiations et bombes d’origine indienne.
Sa suite avionique est construite autour d’un radar AESA Uttam, un radar à réseau électronique actif indigène capable de résilience à la guerre électronique. D’autres capteurs incluent un système de recherche et de suivi infrarouge (IRST), un système d’alerte d’approche de missile (MAWS) et des capacités avancées de guerre électronique. Le cockpit est équipé d’un grand écran tactile, de commandes latérales et d’un ordinateur de commande de vol numérique moderne. Un système de production d’oxygène embarqué (OBOGS) garantit la pérennité des pilotes à haute altitude.
Un prix peu élevé
Les premières estimations de l’industrie suggèrent que le standard MK2 ne coûterait que 23 % de plus par unité que le Tejas Mk1A actuel. Si ces projections se confirment, le prix du nouvel appareil restera étonnamment proche de celui de son prédécesseur, malgré un bond massif en taille, technologie et capacités de combat. Bien que ce chiffre ne soit pas encore officiellement confirmé, il indique une approche très rentable de la modernisation de l’Armée de l’air indienne.
Cette différence de prix relativement faible, met en lumière une stratégie de développement intelligente. Plutôt que de construire le Mk2 de zéro, l’Organisation de la recherche et du développement de la défense (DRDO), l’Agence de développement aéronautique (ADA) et HAL maintiennent les coûts bas en partageant les infrastructures de production, les fournisseurs et les éléments de conception du programme Mk1A. En regardant vers l’avenir, le plan plus large d’acquisition de 210 jets Mk2 est estimé à un coût compris entre 15,5 et 17,5 milliards de dollars. Ce package plus large prend facilement en compte le coût unitaire projeté en tenant compte des pièces détachées à long terme et des infrastructures du cycle de vie. Pour autant un détail doit être pris en compte pour le prix final, il concerne la motorisation. Un facteur majeur sera la finalisation d’un accord de transfert de technologie pour le moteur GE F414, qui vise à fabriquer 80 % du moteur directement en Inde. De plus, la capacité de HAL à utiliser efficacement ses installations de production étendues à Nashik et Bengaluru pour répartir les coûts initiaux de fabrication jouera un rôle crucial.




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