De nouvelles capacités pour l’A400M !
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L’A400M « Atlas » est un avion de transport tactique et de ravitaillement en vol, il devrait également pouvoir devenir un outil tactique de commandement et de contrôle.

A400M de l'Armée de l'air et de l'espace @ DGA
« Parallel Mission System » (PMS)
Airbus Defence and Space a signé avec l’OCCAR (Organisation conjointe de coopération en matière d'armement), agissant au nom de la Direction générale de l’armement (DGA), un contrat pour le développement de nouvelles capacités de l’A400M. Ces évolutions nommées « Parallel Mission System » (PMS) visent à doter les A400M français d’une capacité multi-missions dans le domaine du renseignement, de la surveillance et de la reconnaissance.
« L’A400M est un véritable couteau suisse pour les armées qui l’emploient. « Il a les capacités et le potentiel pour continuer d’élargir le spectre de ses missions », a déclaré Jean-Brice Dumont, Executive vice president Air Power d’Airbus Defence and Space. « Avec ce développement, l’armée de l’Air et de l’Espace se dote d’un appareil capable de devenir un outil de commandement et de contrôle (C2) tactique dans le ciel. »

Les développements PMS portent sur l’intégration à bord d’un nouveau système de mission, de consoles de tenue de situation tactique, amovibles et mobiles, installées dans la soute pour contrôler différents capteurs et coordonner les missions. Ils visent également à intégrer un capteur optronique sur l’avion.Ce nouveau système de mission est conçu pour intégrer d’autres capteurs et moyens de communication, mais aussi prendre en charge la gestion de drones et de missiles largués depuis la soute de l'avion. In fine, l’équipage de l’avion pourra coordonner en mode combat collaboratif des missions impliquant des troupes au sol, des hélicoptères et des avions de combat.
Airbus n'a pas non plus renoncé à l'idée d'utiliser l'A400M comme plateforme de brouillage, bien que généralement on utilise plutôt des jets d'affaires modifiés. Le concept de brouillage est toujours d'actualité, mais davantage envisagé comme un système d'escorte, notamment grâce à l'utilisation de porteurs distants pour créer une zone de sécurité et protéger les ressources pendant une période opérationnelle définie.
Par ailleurs, Airbus Defence and Space étudie d’ores et déjà le développement d’autres capacités pour l’A400M telles que du brouillage à longue portée, la fonction de vaisseau-mère pour le largage en vol de drones et de missiles, l'augmentation de la charge utile à 40 tonnes, et enfin la lutte contre les incendies. Tous ces développements élargiront encore les capacités et les missions de l'A400M, qui sont essentielles pour répondre aux besoins mondiaux actuels et futurs des forces armées.

Un A400M vitaminé
Il faut comprendre qu’Airbus se devait de réagir, les commandes pour l’A400M se raréfient et la concurrence fait rage, notamment avec le C-390 d’Embraer, certes plus petit. La taille et la polyvalence de l’A400M permettent d’offrir de nouvelles options. Ce contrat dynamise la stratégie d'Airbus visant à inciter ses clients à envisager l'évolution de cet avion de transport, dont le développement a nécessité des années et qui est désormais pleinement opérationnel. L'entreprise a déclaré qu'il serait possible d'ajouter une charge utile de 3 tonnes au système et a suggéré qu'il pourrait également évoluer en avion-mère pour drones et être équipé d'un système de lutte contre les incendies.
Le calendrier
Après une phase de développement, les nouveaux équipements seront installés à bord d’un premier A400M français en 2027 et testés en vol en 2028. Puis un certain nombre d’appareils de la flotte de l’armée de l’Air et de l’Espace seront rétrofités pour accueillir un kit PMS. On parle de potentiellement 20 aéronefs.




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