Remplacement des T-45 « Goshawk », il n’en reste qu’un !
Dans le cadre du remplacement des jets formateurs Boeing T-45C « Goshawk », la société Sierra Nevada Corporation (SNC) vient de se retirer du concours, ne laissant plus qu’un seul candidat en course.

Le M-346N fait la course seul @ Textron/Leonado
La surprise
Quelques jours après la date limite de dépôt des offres pour le futur système de formation de l'US Navy (UJTS), la société Sierra Nevada Corporation (SNC) a confirmé son retrait de la compétition. Il s’agit du dernier abandon en date dans une compétition qui finalement n’en sera plus véritablement une, créant ainsi le dernier rebondissement.
La Sierra Nevada Corporation (SNC) a expliqué qu’elle ne pouvait pas soumettre d'offre pour le programme UJTS dans le cadre du contrat actuel. Cependant, la société a également ajouté qu'elle restait engagée dans la formation des pilotes de chasse navals et prête à reprendre contact si cette approche était réexaminée. Pour autant la Navy avait confirmé (Avianews 13.06.26) que deux équipes étaient encore en compétition après que d'autres se sont retirés plus tôt cette année.
Le finaliste
Il ne reste donc plus que l’équipe Textron Aviation Defence et Leonardo avec le nouveau M-346N est développé sur la base du système de formation intégré éprouvé du M-346 original. Comme l'a souligné Textron, cet appareil répond déjà aux exigences élevées de formation des élèves pilotes pour les avions de 4ᵉ et 5ᵉ génération dans le monde entier.
Bien entendu, le M-346N sera adapté aux besoins de la Marine et doté de fonctionnalités spécifiques permettant de préparer au mieux les nouveaux pilotes de chasse embarqués aux opérations de haute performance qui y sont menées. Parmi ces fonctionnalités figure le système LVC (Live Virtual and Constructive), qui mettra les élèves au défi tout au long de leur formation en fusionnant les mondes réel et virtuel.
Textron Aviation Defence et Leonardo proposent le M-346N, une version modifiée du M-346 opérant dans plusieurs pays, dont l'Italie, la Pologne et Singapour. Il s'agit de la dernière itération du M-346 proposée pour les services américains après que Leonardo l’a proposée seul pour le programme TX de l'US Air Force. Le nouvel accord intervient trois mois seulement après que Leonardo a annoncé un accord similaire avec Airbus pour proposer le M-346 en Europe en préparation du futur système aérien de combat européen. L’avion dispose de cinq points d’emport externes et pourra tirer des bombes à guidage laser et GPS. Par ailleurs une liaison de données Link 16 et un nouveau système de communication sécurisé sont installés. L’empennage horizontal est entièrement mobile et l’appareil, biplace en tandem, repose sur un train d’atterrissage tricycle. Les deux réacteurs Honeywell/ITEC F124-GA-200 de 2 880 kgp sont produits sous licence par Fiat-Avio. Le M-346 dispose d’un groupe auxiliaire de démarrage (APU) Microturbo Rubis. Le cockpit est pressurisé et climatisé sous une verrière articulée à droite, doté de sièges éjectables « zero-zero » Martin-Baker Mk16D. Il dispose également d’un système embarqué de génération d’oxygène (OBOGS) éliminant le besoin de bouteilles, d’écrans multifonctions et d’un affichage HUD (Head Up Display), d’un équipement digital « Fly-by-Wire ».
Dernièrement, l’avionneur a testé le prototype du M-346FT pour le largage de bombes de type Mk82 de 500 lb, ainsi que des bombes « Lizard » d’Elbit Systems. Les essais ont également montré la possibilité d’installer un pod canon de 12,7 mm et des roquettes guidées.

M-346N @ Textron/Leonardo
Et la suite ?
La question se pose maintenant sur les suites à donner à ce qui n’est plus une compétition, bien que la SNC indique être prête à répondre si la Navy modifie ses demandes. Pour autant le temps presse car la Navy espérait initialement voir ses nouveaux avions d'entraînement entrer en service en 2028. Ce calendrier a, depuis, été repoussé à plusieurs reprises. Plus tôt cette année, l'objectif affiché était d'attribuer le contrat UJTS au plus tard en mars 2027. La Navy pourrait dès lors avancer l’attribution du contrat. L’autre point concerne le coût du projet, cette dernière a confirmé plus tôt cette année avoir relevé le plafond budgétaire global du futur contrat UJTS, le faisant passer d'environ 1,8 milliard à 2,7 milliards de dollars. Les changements et adaptations techniques du programme et les retards y afférents en seraient en partie en cause.





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