Falcon Strike, entraînement sino-thaïlandais !
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De manière annuelle, les armées de l’air thaïlandaise et chinoise s’entraînent mutuellement depuis plusieurs années. L’occasion d’apprécier les différents modes opérationnels, mais également les capacités des aéronefs chinois.

Pilote thaïlandais suivi de Gripen et J-10 @ 81.cn
Falcon Strike 2026
Dans le cadre de l’édition 2026 de l’exercice « Falcon Strike », l’Armée de l’air de l’Armée populaire de libération chinoise (PLAAF) a déployé des avions de combat Chengdu J-10C sur la base aérienne de la Royal Thai Air Force à Udorn depuis le 14 août, où ils s’entraîneront aux côtés des Gripen C/D. Les médias d’État chinois ont confirmé que les appareils participeront à des missions axées sur l’escorte d’avions de transport de troupes, les opérations conjointes et les évacuations médicales d’urgence en milieu hostile. Des avions de transport Y-20 prendront également part à l’exercice.
Ce déploiement vise à démontrer le rôle croissant du J-10C au sein de la PLAAF et sa capacité à opérer aux côtés de forces aériennes étrangères. Les analystes chinois ont souligné l’adoption généralisée de cet appareil par l’Armée de l’air chinoise, tandis que les Y-20 serviront à démontrer leur capacité à transporter du personnel, du matériel de défense aérienne et du ravitaillement logistique. L’ensemble de ces capacités devrait illustrer l’aptitude de la Chine à mener des déploiements à l’étranger de taille limitée.

Lors des entraînements, la défense aérienne conjointe sera un élément essentiel de l'exercice, compte tenu notamment de la diversité des menaces aériennes potentielles auxquelles sont confrontées les forces armées modernes. Cet entraînement permettra aux unités chinoises et thaïlandaises de s'exercer à la coordination des missions, à l'attribution des tâches et à l'identification des cibles, tout en opérant conjointement avec différents aéronefs et forces participantes.
Une tradition
L'édition 2026 de Falcon Strike marque ainsi le neuvième exercice conjoint entre les forces aériennes chinoises et thaïlandaises et la cinquième édition consécutive à se dérouler en Thaïlande. Ces manœuvres régulières témoignent du renforcement des relations militaires entre Pékin et Bangkok, et illustrent également la participation croissante de la Chine aux activités d'entraînement multinationales en Asie du Sud-Est.
Les deux pays ont déjà mené conjointement des opérations aériennes avec différents types d'appareils lors des éditions précédentes. Lors de Falcon Strike 2024, les deux parties ont déployé des chasseurs J-10C et Gripen sur la base aérienne d'Udorn. En 2023, le contingent chinois comprenait des chasseurs J-10, JH-7A/AII et J-11B/S, appuyés par des avions de détection et de contrôle aéroportés KJ-500. La Thaïlande, quant à elle, a déployé des Gripen, des Alpha Jet et des avions de détection et de contrôle aéroportés Saab 340. La participation renouvelée du J-10C est particulièrement significative, car cet exercice offre aux pilotes chinois l'opportunité de s'entraîner face à un chasseur de conception occidentale, opéré par un partenaire régional, et de voler à ses côtés.
La Chine et la Thaïlande ont également étendu leur coopération militaire au-delà des forces aériennes. Leurs forces terrestres ont mené des exercices axés sur la libération d'otages et les opérations de lutte contre le terrorisme, tandis que leurs marines ont participé aux manœuvres Blue Strike. Ces exercices navals ont notamment impliqué des sous-marins chinois de type 039, des frégates de type 054A et des navires d'assaut amphibie de type 071.
Le récent déploiement de Falcon Strike constitue donc une nouvelle étape dans le renforcement des relations militaires entre la Chine et la Thaïlande, tout en offrant à l'Armée de l'air chinoise une occasion supplémentaire de démontrer sa capacité à déployer des avions de combat et des moyens de soutien à l'étranger.

J-10C & Gripen C/D en vol @ RTAF
L’importance du J-10
Le monomoteur léger J-10C déployé par l'Armée de l'air de l'Armée populaire de libération (APL) chinoise occupe une place centrale lors des derniers exercices aériens conjoints Falcon Strike en Thaïlande. Les capacités avancées de ce type d'appareil ont suscité un intérêt international croissant depuis son premier essai en conditions réelles en mai 2025. Le contingent chinois comprend des chasseurs J-10C, des avions d'entraînement J-10S, des avions de transport stratégique Y-20, des avions de détection et de contrôle aériens, des avions ravitailleurs en vol et des systèmes de défense aérienne au sol. Le J-10C a été développé dans les années 2010 en même temps que son homologue biplace lourd, le J-16, parallèlement au programme du chasseur de cinquième génération J-20. Ces trois appareils utilisent les mêmes types d'armements principaux et plusieurs technologies communes. Le J-10C s'est ainsi hissé parmi les avions monomoteurs les plus performants au monde, grâce à sa cellule composite de pointe, son avionique et ses missiles qui lui confèrent un avantage concurrentiel indéniable à l'étranger. En mai 2025, lors d'un test de combat de haute intensité contre l'armée de l'air indienne, le J-10C a obtenu des résultats remarquables, abattant un Rafale et en endommageant un second. Sa popularité ne cesse de croître sur les marchés d'exportation.
L'exercice Falcon Strike offre l'opportunité de démontrer les capacités du J-10C en Asie du Sud-Est. Toutefois, en Thaïlande et dans plusieurs autres pays de la région, des facteurs politiques, notamment les pressions exercées par les pays occidentaux, constituent un obstacle majeur à l'acquisition d'avions de combat auprès de la Chine.
Amélioration
Selon le RTAF, la Chine a nettement progressé ces dernières années dans les compétences de la gestion du combat aérien en réseau. Dans les premières éditions de l’exercice, les Gripen C/D de la RTAF ne faisaient qu’une bouchée des appareils chinois grâce à la bonne maitrise de la fusion des données et du mode en réseau de l’avion suédois. Les choses ont évolué depuis et les pilotes chinois se sont aguerris dans ce domaine, offrant maintenant une très bonne résistance. Selon une source anonyme de la RTAF, les avions d’origine chinoise ainsi que leurs pilotes sont à prendre au sérieux.




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