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Avion de combat, l’Autriche face à ses défis !

Notre voisin autrichien se prépare en vue de son plan de modernisation de sa défense aérienne nommé « Plan de construction 2032+ ». Entre besoins bien réels et états d’âme politique, le débat ne fait que commencer. 

Eurofighter T1 autrichiens @ FAA


Le plan

L’Autriche prépare le remplacement de l’Eurofighter à travers la mise en œuvre du « Plan de construction 2032+ ». L’objectif du plan est de disposer d’une armée fédérale moderne, capable de contrer les menaces actuelles et futures afin de protéger l’Autriche et sa population. Outre l’accent mis sur les menaces hybrides, qui peuvent provenir de forces sous-conventionnelles, d’attaques dans le cyberespace, depuis les airs ou dans l’environnement informationnel, cela inclut également la défense contre les menaces conventionnelles. Il est prévu un investissement d’environ 16,6 milliards d’euros d’ici 2032, soit 2 % du PIB.

Ce dernier doit notamment permettre de lancer l’évaluation du futur avion de combat autrichien.

À ce jour, l’Autriche prévoit de demander des informations en vue de l’évaluation aux avionneurs suivants : Lockheed Martin pour le F-35A « Lightning II », Boeing F-15 EX « Eagle II », Saab avec le JAS-39 E/F Gripen, Dassault Aviation pour le Rafale et Eurofighter Jagdflugzeug pour l’Eurofighter Quadriga (T4).

 

36 avions

Le lieutenant-général Harald Vodosek, chef de l'armement de l'armée fédérale, et le major-général Gerfried Promberger, chef de l'air et commandant des forces aériennes, ont de nouveau confirmé lors d’une récente conférence de presse que le pays doit investir dans la dotation de 36 nouveaux avions de combat. Les 15 Eurofighter actuels n’ayant jamais réussi à assurer complément ne serait-ce que la police du ciel 24 H/24.  

Tous les avions ne sont pas disponibles en même temps. Une partie est en maintenance, une partie en formation ou en préparation. Selon les déclarations du major général Gerfried Promberger.

 

Ce chiffre est le résultat d'une planification militaire basée sur les besoins au quotidien, mais également en cas d’engagement face à des menaces. Il ne s’agit pas d’un projet de luxe, mais d'une question de capacité. En effet, il s’agit de pouvoir répondre à une mission claire : la protection de la République d'Autriche, de sa population, de sa souveraineté et de son espace aérien.

 

Le lieutenant-général Harald Vodosek souligne qu'il ne s'agit pas de la question de savoir « si nous voulons plus ou moins d'avions, mais de la façon dont nous pouvons protéger la République d'Autriche ».La réorganisationLa réflexion ne s’arrête pas là, le nouveau système ne doit pas être concentré sur un seul site. D'un point de vue militaire, une répartition sur plusieurs bases est plus judicieuse. Cela s'oppose également à une flotte trop petite. La décentralisation doit devenir un élément clef de la défense aérienne autrichienne dans les prochaines années.


Les coûts

Le nerf de la guerre, les coûts.  Pour l'ensemble du projet de 36 aéronefs, un chiffre d'environ 6 à 8 milliards d'euros a été mentionné.   Cette somme correspond également à ce que suggèrent d'autres achats comparables en Europe. Par exemple, l'approvisionnement suisse en F-35 a été mentionné comme référence, où les différences fiscales rendent difficile la comparabilité directe.En outre, Vodosek a fait référence aux coûts d'exploitation courants : déjà aujourd'hui, une heure de vol Eurofighter coûte environ 70 000 euros.

Un point décisif est la différence entre la décision politique de principe et la sortie réelle des fonds. L'armée fédérale n'a pas besoin de tout l'argent immédiatement.


L’Autriche se doit de lancer un appel d'offres avec des fonds disponibles. Mais la difficulté réside dans l’entente politique d’un côté et de l’autre la demande qui a tendance à prétériter les livraisons et les coûts.


Concrètement, cela signifie que, selon la chronologie présentée, la décision de financement devrait être prise fin 2027 ou début 2028 et, par conséquent, le double budget pour 2027 et 2028 déjà présenté à la mi-juin ou sa mise à jour. Par la suite, le projet serait généralement géré par le biais d'un acompte et de paiements échelonnés. Les premiers paiements importants pourraient donc être effectués lors de la conclusion du contrat ou à partir de l'arrivée des premiers avions, c'est-à-dire plutôt à partir de 2032.


Il est particulièrement important pour l'armée fédérale de dire que la succession de l'Eurofighter ne peut pas être financée par le budget de défense régulier, même si l'Autriche se dirige progressivement vers 2 % du PIB pour la défense nationale, comme prévu. Ceci parce que les 2 % seraient nécessaires pour de nombreuses autres lacunes en matière de capacités. Il s'agit notamment de l'infrastructure, des munitions, des communications, de la défense aérienne au sol, de la défense contre les drones, des agents à grande envergure et de la conservation des matériaux. La nouvelle flotte de jets nécessite donc un budget spécial. Le parlement autrichien aura le dernier mot.

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