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Le troisième F-35 belge a pris son envol !

Le 14 mai dernier, le troisième F-35 n° l'AY-03 avec le code de queue FL003 a effectué son vol inaugural.  L'avion a décollé de l'installation de Lockheed Martin Fort Worth, au Texas, vers 15h00 LT et a volé pendant environ une heure.

 

Le troisième appareil en vol @ LM


Rappel

Le 11 décembre dernier (avianews) l’avionneur Lockheed martin a présenté le  "Roll Out" du premier F-35A belge intervient plus de cinq ans après la commande de 34 avions par le gouvernement précédent, en octobre 2018, devenant ainsi la 13e nation au monde à choisir l’avion de 5 ème génération. Ils doivent remplacer d'ici 2030 la flotte d'une cinquantaine de F-16 vieillissants encore en service au sein de la Force aérienne, avec un contrat de près de quatre milliards d'euros. Le premier avion, désigné AY-01, sera livré à l'Armée de l'Air belge l'année prochaine. En attendant, il sera basé à Luke Air Force Base, en Arizona, où se déroule la formation des pilotes et des responsables de la maintenance des clients internationaux du F-35. De hauts responsables gouvernementaux et militaires de Belgique et des États-Unis ont assisté à la cérémonie. L’avion a été dévoilé lors d’un show spectaculaire en présence du Premier ministre Alexander De Croo, qui a salué, aux côtés de l’ambassadeur des Etats-Unis en Belgique, Michael Adler, la coopération entre les deux pays.

 

Le prix et les retombées

Le choix belge est lié à plusieurs raisons, tant technique qu’en ce qui concerne le prix.  « L'offre des Américains était la meilleure selon l'ensemble de nos sept critères d'évaluation », avait expliqué à l’époque le ministre de la Défense, Steven Vandeput avait également expliqué que l'investissement dans la nouvelle capacité de combat aérien atteindra 3,8 milliards d'euros. S'y ajoute une provision de 5 % pour faire face au risque de change pendant la période de 12 ans de paiement, si bien que la facture s'élèvera à 4 milliards en euros courants pour 34 appareils F-35A dernière version, avec l'appui opérationnel des avions sur la base, les coûts de la poursuite des évolutions du système d'arme et une partie de la formation des équipages. « Ce prix est inférieur de 647 millions aux estimations initiales du ministère, ce qui montre qu'il y a eu une compétition réelle », selon le ministre. On  notera au passage que la Belgique n’a pas explicitement négocié de compensations dans le cadre du contrat, contrairement à ce qui a été prévu en Finlande ou en Suisse par exemple, ce obligent les industriels du pays à concourir individuellement.

 

Pour autant deux bonnes nouvelles sont signalées. En effet, trois entreprises aéronautiques belges vont en tout cas bénéficier de gros investissements avec à la clef un potentiel de 800 emplois à terme. Dans le cadre économique, une " joint venture " a été créée entre les entreprises SONACA, SABCA et ASCO afin de produire les gouvernes arrières (les ailerons mobiles des ailes) des futurs F-35 vendus à l’international par le constructeur américain. Si les retombées ne sont pas exceptionnelles, le gouvernement belge table sur 400 millions d’euros pour l’instant, elles donneront un peu d’air frais à l’industrie aéronautique belge qui a vu son chiffre d'affaires s’effondrer depuis 2020.

La seconde nouvelle concerne un chiffre d'affaires de 2 milliards d’euros avec un la coopération entre Safran Aero Boosters qui  fabriquera des éléments du moteur Pratt & Whitney en coopération avec l’entreprise flamande BMT Aerospace. Une nouvelle ligne de production sera créée à Liège avec une centaine de créations d’emplois à la clé.

 

Arrivée en Belgique

Les huit premiers F-35 belges, dont la tête de série, alias AY1 (A signifiant qu’il s’agit d’un avion dans la version A, et Y étant le code attribué par Lockheed à la Belgique), resteront dans un premier temps stationnés aux États-Unis, sur la base aérienne Luke AFB en Arizona, pour la formation de 48 pilotes et du personnel au sol. C’est l’année prochaine, en principe en mai, que les quatre premiers appareils sont attendus sur la base aérienne de Florennes, où un complexe dédié au F-35 est en construction, au sein des installations du 2e wing tactique. Un second lot prendra ses quartiers à Kleine-Brogel, au Limbourg qui abrite le 10e wing. tactique. La ministre actuelle Ludivine Dedonder a souligné que les escadrilles de chaque base "fonctionneront comme un ensemble intégré dans une infrastructure commune, avec une planification et un soutien centralisés", un système assez semblable à celui en vigueur et qui prévoit que les F-16 soient mis à la disposition des escadrilles en fonction des besoins quotidiens et d’ajouter « la planification des missions, avec l’aide de simulateurs de vol ( "Full Flight Simulators"), la maintenance des appareils et la sécurisation des installations seront "entièrement communes" entre les deux escadrilles de Florennes et de Kleine-Brogel ».  Les livraisons des 34 avions doivent s’étaler jusqu’en 2030, à raison de quatre ou cinq par an.


Retour de vol @ LM


Transition du F-16 au F-35

 La transition d’un pilote de F-16 à un F-35 varie en fonction du programme de formation et des compétences individuelles, mais voici ce que l’on peut divulguer :

 

Formation initiale : Avant de monter à bord d’un F-35, les pilotes sont formés sur un simulateur de mission complet qui reproduit la technologie et les commandes présentes dans le véritable avion. Cette formation initiale est essentielle pour se familiariser avec les systèmes du F-35.

Adaptation des compétences : Les pilotes de F-16 ont déjà une expérience de vol et des compétences en aviation de combat. La transition vers le F-35 se concentre sur l’adaptation de ces compétences existantes au nouvel avion. Le F-35 est une plateforme plus moderne avec des capteurs améliorés et une plus grande autonomie de vol. Cela facilite la transition pour les pilotes.

Formation spécifique au F-35 : Les pilotes de F-16 doivent suivre une formation spécifique au F-35, qui couvre les différences entre les deux avions, les procédures de vol, les tactiques et les systèmes spécifiques au F-35. Cette formation peut durer plusieurs mois.

En résumé, bien que la durée exacte puisse varier, la transition d’un pilote de F-16 à un F-35 est généralement gérable grâce à la formation approfondie et à la modernité de la plateforme F-35. Les pilotes continuent de s’entraîner et de se préparer de la même manière, mais avec les avantages supplémentaires offerts par le F-35.

 

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