Le Portugal va lancer le concours de remplacement du F-16 !
Le processus de remplacement de la flotte de F-16 portugais va débuter, la première série d’offres des avionneurs potentiels doit être transmise au début du mois de novembre prochain au gouvernement portugais. Ce concours remplace celui de 2024 annulé pour des raisons politiques.

F-16 @ Force aérienne portugaise
L’appel d’offres
Le Portugal travaille à la finalisation du lancement de la procédure d'acquisition de son futur avion de combat. Actuellement, l'armée de l'Air portugaise exploite une flotte composée de Lockheed Martin F-16AM/BM modernisés, mais ces appareils approchent de la fin de leur durée de vie opérationnelle prévue.
Le Portugal pourrait opter pour une flotte de 14 et 28 avions, selon les chiffres précédemment discutés par les responsables militaires portugais. La flotte actuelle de F-16 du pays est basée à Monte Real et a été utilisée régulièrement pour des missions de l'OTAN, y compris des déploiements pour la police aérienne en Europe de l'Est.À ce jour quatre concurrents se sont annoncés pour le fournir à la force aérienne portugaise, il s’agit du Rafale de Dassault, de l'Eurofighter d’Airbus, du Gripen de Saab et du F-35 de Lockheed Martin.

Eurofighter T4, Gripen E, F-35 Block 4, Rafale F4
Pré-évaluation et première tendance
L’Armée de l’air portugaise a mené une préévaluation l’année dernière sur la base des données des avionneurs et en visitant les sites des constructeurs. Des essais tests sur simulateurs utilisant 20 critères techniques ont placé le Lockheed Martin F-35 en premier et le Saab Gripen E en second. Si ce premier résultat correspond à ce qui a été évalué dans de nombreux pays (le Super Hornet n’étant plus disponible), cela confirme une fois de plus les avantages techniques de l’avion de cinquième génération.
Cela confirmerait également le choix initial de 2024 donné par le chef d'état-major portugais, le général João Cartaxo Alves, avec le F-35 pour remplacer les vétérans F-16.
Un choix technique ou politique ?
Le 22 avril 2025, le chef d'état-major de l'armée de l'air portugaise, le général Cartaxo Alves, était l’un des invités et orateurs d'une grande conférence à Lisbonne sur la défense nationale. L'événement, organisé par Diário de Notícias, a réuni un large éventail de dirigeants politiques, commerciaux et militaires pour une conférence sur la défense, le nouvel ordre mondial et sur les capacités actuelles du Portugal et de l'Europe et ce qui leur manque.
Pour le chef d'état-major de l'armée de l'air, la réponse était simple : le F-35 est un must pour le Portugal et son armée de l'air. Pour lui, il y a plusieurs raisons, tout d'abord la récente stratégie pour la transformation de l'énergie aérienne publiée l'année dernière, Força Aérea 5.3, où il a été déclaré qu'un chasseur de 5ᵉ génération était un incontournable stratégique et opérationnel.
Le général a réitéré le choix, rappelant que le F-35 est le seul avion de combat sur le marché capable de faire le saut technologique nécessaire. Il a rappelé le fait que le chasseur de Lockheed Martin bénéficie d'une capacité de survie et d'une connectivité supérieures que les avions européens ne peuvent égaler, à savoir l'Eurofighter, le Rafale et le Gripen. Il a également noté le fait qu'à l'avenir, plus de 700F-35 voleront au-dessus du ciel européen, la chaîne de montage final italienne, la vaste participation de l'industrie européenne à la fabrication et à l'entretien de l’avion, et le nombre toujours croissant de pays exploitant et achetant le chasseur américain. Sur une dernière note, parlant des coûtsd'approvisionnement du F-35, il a souligné que l'achat de 27 jets pour 5,5 milliards d'euros n'est pas la seule option pour le Portugal. Il a noté que, compte tenu des contacts actuels, plusieurs paquets sont possibles, dont l'un pourrait être l'achat de 14 combattants pour 3,4 milliards d'euros à titre d'approvisionnement de 1ʳᵉ phase.
Côté politique, on préférerait un avion européen, afin de ne pas travailler avec le gouvernement Trump. Il faut dire que les décisions de l’actuelle administration à Washington ne jouent pas en faveur du F-35. Avec sa rhétorique anti-OTAN et favorable à Poutine, Trump a soulevé des inquiétudes dans les pays européens quant au soutien des États-Unis en cas de conflit militaire sur le continent. Ces prises de position n’ont eu de cesse que d’agacer le gouvernement portugais. Il sera donc très intéressant dans ce dossier de voir quel choix l’emportera et qui, du politique ou de l’aspect technique, aura le dernier mot.





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