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Le Chili va pouvoir moderniser ses F-16 !

Le Département d'État américain a autorisé le Chili à acquérir un paquet d’équipement en vue de la mise à jour de sa flotte d’avions de combat Lockheed Martin F-16 « Fighting Falcon ».

44 appareils concernés

Le Chili exploite actuellement 44 F-16 « Fighting Falcon » composés de 10 modèles au standard Block 50 achetés au début des années 2000, ainsi que 36 modèles plus anciens achetés d'occasion aux Pays-Bas. Le pays cherche à moderniser sa flotte depuis 2017. Cependant, la crise financière qui a traversé le pays n’avait permis jusqu’ici de finaliser le projet. La vente proposée améliorera la capacité du Chili à faire face aux menaces actuelles et futures en modernisant sa flotte de F-16, ce qui permettra au Chili de maintenir sa souveraineté et sa défense intérieure, d'accroître l'interopérabilité avec les États-Unis et d'autres partenaires et de dissuader les adversaires potentiels.


Le projet

Lockheed Martin sera le maître d'œuvre de l'accord, si celui-ci est conclu en partenariat avec la société ENAER (Empresa Nacional de Aeronautica de Chile). La mise à jour d’un montant évaluer à

634,70 millions de dollars comprend : 19 systèmes de viseur de casque (JHMCS), 44 GPS/INS intégrés (EGI) LN-260, 49 radios tactiques interarmées du système multifonctionnel de distribution d’informations (MIDS JTRS). Sont également inclus l'avionique et les mises à niveau, l'intégration et les tests des équipements et logiciels Mode 5, logiciels et support logiciel, des radios ARC-238, Altimètres radar d'altitude combinés (CARA), des prise en charge du système de planification de mission conjointe (JMPS), système d’Identification ami ou ennemi (IFF) AN/APX-126 avec transpondeurs d'interrogateur combinés, applications cryptographiques, équipements de chiffrement et dispositifs de cryptage, pièces de rechange et support pour les systèmes d'armes, composants de bombes, modules de télémétrie compacts à large bande passante (HCTM), pièces de rechange et de réparation. Le contrat comprend en outre 6 corps de bombe inertes MK-82 (500LB).


Rappel

En 1997, Lockheed Martin a été autorisée par Washington à fournir des données détaillées sur les F-16 au Chili pour son programme de chasseurs, après une annonce de dernière minute de la Maison Blanche libéralisant les ventes d'armes avancées (qui étaient interdites depuis 20 ans aux pays latino-américains). La Maison Blanche a décidé que les États-Unis examineraient au cas par cas les nouvelles ventes d'armes à la région, mettant ainsi fin aux restrictions qu'ils s'étaient imposés sur la vente de matériel militaire de pointe à la région. Le Chili a fixé au 7 août la date limite pour que la firme américaine fournisse les informations nécessaires à son choix entre le suédois JAS-39 Gripen, le français Mirage 2000 et le F-16. Ce dernier est considéré comme le concurrent le plus sérieux. En avril 1998, le gouvernement chilien a demandé des détails sur les propositions de financement des sociétés soumissionnaires pour ses besoins en chasseurs multirôles. Lockheed Martin a de son côté signé un accord avec la société aéronautique nationale chilienne ENAER pour fournir 900 000 heures de travail sur le fuselage, les portes du compartiment moteur et les travaux non liés à l'avion, si elle est sélectionnée. Le 27 décembre 2000, le gouvernement chilien a finalement décidé d'acheter jusqu'à 10 nouveaux chasseurs standard Block 50 F-16 (6 C et 4 D) dans le cadre d'un accord d'une valeur de 500 millions de dollars. En novembre 2004, il est devenu clair que le gouvernement chilien cherchait également à remplacer de toute urgence ses Mirage 50/5M vieillissant. Les coûts d’exploitation s’envolaient et les pièces de rechange devenaient difficiles à obtenir. Des négociations avec le gouvernement néerlandais pour acquérir un 36 F-16 RNlAF d'occasion avec la mise à jour MLU ont été engagées et permis d’acquérir un complément à la petite flotte existante.

Photos : F-16 FACH @ FACH

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