L’Égypte veut plus de Rafale !
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L’Égypte, premier client à l’exportation du Rafale, désire compléter sa flotte avec de nouveaux avions, une demande d’offre a été soumise à l’avionneur français.

Les premiers Rafale en Egypte @ Al-Qūwāt al-Gawwīyä al-Miṣrīy
La demande
Au début du mois, l'Égypte a soumis à Dassault Aviation un appel d'offres pour l'acquisition de 24 avions de combat Rafale supplémentaires. Cette troisième tranche d'acquisition porterait la flotte de Rafale de l'armée de l'air égyptienne de 54 à 78 appareils. Cette acquisition potentielle vise à moderniser les capacités aériennes de combat et s'inscrit dans le cadre du renouvellement progressif des 129 F-16 Block 15, 32 et 40 vieillissants, livrés initialement entre 1982 et 1995 par les États-Unis. Ces appareils atteignant un âge respectif de 41 et 44 ans.
L'augmentation du nombre de Rafale, de 54 à 78, accroîtrait de 44,4 % le nombre de chasseurs égyptiens équipés d'un radar AESA, de systèmes de guerre électronique intégrés et d'une architecture BVR (Beyond Visual Range) à radar actif. Si l'Égypte conserve plus de 200 F-16 et atteint 78 Rafale, ces derniers représenteraient moins de 40 % du total combiné des chasseurs des deux flottes égyptiennes, tout en disposant d'un armement BVR nettement plus moderne.
Un plus grand nombre d’appareils implique davantage de pilotes, de personnel de bord supplémentaire (en incluant les avions de défense antimissile supplémentaires), de maintenance des moteurs, de techniciens radar et de guerre électronique, d’équipements de soutien au sol et de capacités de planification des missions. L’arsenal devrait également être renforcé si le Caire souhaite maintenir la stabilité du nombre de sorties et des armements disponibles par Rafale. Une augmentation de la flotte sans acquisition équivalente de missiles Meteor, MICA, SCALP-EG, AASM et Exocet rendrait par contre la flotte de Rafale égyptienne sans capacité en profondeur et particulièrement fragile.
Une triple flotte
L'Égypte avait acheté 240 F-16 et en exploite encore plus de 200, dont 129 qui doivent être progressivement remplacés. Ces 129 F-16 dépassent à eux seuls de 51 appareils la flotte potentielle de 78 Rafale. L'appel d'offres actuel ne pourra donc pas, à lui seul, compenser la dotation actuelle. La pays dispose encore de 42 MiG-29 M2 "Fulcrum".
Rafale en Égypte
L'Égypte fait connaître son intérêt pour 12 à 20 appareils en début d'été 2011, mais la situation géopolitique fait que la France n'a pas donné suite à l’époque. Les discussions reprennent à l'automne 2014. Le 16 février 2015, le président égyptien, le maréchal Sissi, signe un accord de vente d'équipement militaire incluant 24 avions Rafale avec une option sur 12 appareils supplémentaires. Ces 24 exemplaires ont été livrés entre 2015 et 2019. L'option ne sera finalement pas activée. Une commande de 30 Rafale supplémentaires est officialisée le 4 mai 2021. Elle a ensuite été augmentée d'une unité, ce qui pourrait être justifié par le remplacement d'un appareil perdu.
La version est donc basée sur le standard F3 français duquel ont été retirées certaines fonctionnalités (capacité nucléaire, liaisons de données spécifiques OTAN). Les avions ont depuis été modernisés et portés au standard F3R. Les liaisons de données du Rafale égyptien permettraient de servir de passerelle entre les aéronefs d'origine américaine et russe ainsi que de relayer les données des plateformes surface, air et sol vers des centres intégrés de commandement et de contrôle. Ils sont dotés de missiles air-air MICA et de la version export du missile SCALP, le « Black Shahine ».
Les Rafale égyptiens sont intégrés dans la 203rd Tactical Fighter Wing, dans les 34ᵉ et 36ᵉ escadrons de chasse tactique opérant sur la base aérienne de Gebel el Basur.




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