L’Otan privilégie le GlobalEye !
- Avia news

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L’Otan a fait son choix, le remplacement des avions d’alerte lointaine Boeing vieux E-3 « Sentry » devrait se faire par le Saab GlobalEye suédois. Lors du sommet de l'OTAN à Ankara (Turquie) le 7 juillet dernier, le secrétaire général Mark Rutte a annoncé l'ouverture de négociations formelles entre l'Alliance atlantique et Saab pour l'acquisition jusqu'à 10 avions de type GlobalEye Airborne Early Warning & Control (AEW&C).

La décision
Avec les tergiversations de Washington sur le programme du Boeing E-7 « Wedgetail » puis son retour en grâce, six pays de l'OTAN ont exploré les alternatives au remplacement des vieux E-3 « Sentry ». L'OTAN exploite une flotte de 14 E-3A depuis la base de Geilenkirchen en Allemagne, qui représente la principale capacité AWACS de l'Europe. Les avions atteindront la fin de leur durée de vie d'ici 2035 et sont également une source de pollution sonore. Initialement il était prévu pour les pays européens de s’aligner sur le choix de Washington avec une commande initiale de 6 Boeing E-7 « Wedgetail ». À l’époque, les avantages stratégiques et financiers liés à l'exploitation d'un appareil commun avec l'US Air Force et, dans une moindre mesure, la Royal Air Force britannique étaient perçus comme un avantage certain.
On mentionnera que la Royal Air Force prévoit actuellement de n'exploiter que trois appareils de type E-7 (Wedgetail AEW1) sur les 5 prévus initialement.
Les incertitudes en provenance de Washington ont fini par pousser les membres de l’Otan en direction d’une solution non seulement mûre, mais également suffisamment pérenne, à plus forte raison que le temps presse.
Entrée en négociation
L'Agence de soutien et d'approvisionnement de l'OTAN (NSPA) est formellement entrée en négociation avec l’avionneur suédois Saab afin de définir les conditions de l'acquisition en vue d’un contrat. Si les capacités technologiques du Global Eye ont séduit les membres de l’Otan, deux autres motivations sont bien présentes. D’une part le timing de livraison qui permettra de ne pas prendre de retard en vue du remplacement des vieux E-3 et de l’autre l’occasion de donner une réponse politique aux pressions du président Trump. Ce dernier menaçant d’une part l’Otan de retrait et de l’autre en pressant des acquisitions essentiellement américaines. L’occasion pour les membres européens de prendre un peu de distance et d’autonomie.
Si l’Otan parle d’une dizaine d’avions GlobalEye, ce chiffre n’est pas encore gravé dans la pierre. Le calendrier de livraison reste à définir. Par contre l'OTAN a confirmé que les futurs aéronefs continueront d’être basés à Geilenkirchen, soit la plaque tournante opérationnelle. De plus, le programme plus large de surveillance et de contrôle futurs alliés de l'alliance traite l'achat de l'avion comme une partie d'une architecture de surveillance plus large plutôt qu'un simple échange d'avion pour avion. En effet, les GlobalEye pourraient être associés à des drones et des satellites, le tout combiné au système en réseau qu’offrent les flottes de F-35 en Europe.
Saab GlobalEye

Basé sur la famille d'avions Global 6000/6500 de Bombardier, le GlobalEye combine le radar Erieye Extended Range de Saab avec une combinaison avancée de capteurs et un système de commande et de contrôle (C2) multi-domaines.
Le radar Erieye Extended Range (ER) du GlobalEye est un radar de surveillance aéroporté à longue portée de nouvelle génération, assurant une surveillance simultanée de l'air, de la mer et de la terre. C'est le résultat du développement continu par Saab du concept Erieye, augmentant la portée de détection de 70 % contre des cibles aériennes « furtives » peu observables. Détecter des cibles aériennes peu observables à longue distance n'est pas facile. Cela nécessite un gros radar, une grosse antenne à haute puissance. L’Erieye ER est basé sur la technologie GaN pour permettre la haute puissance nécessaire. Le radar Erieye ER est construit sur des capteurs AESA multicanaux où la direction de balayage est dirigée électroniquement et permet également une puissance de sortie plus élevée pour augmenter les performances de portée. La surveillance aérienne à longue portée possède de manière unique la vitesse, la portée et la flexibilité nécessaires pour fournir ces informations dans les airs, sur mer et sur terre.
L'énorme quantité de données gérées par le GlobalEye doit être traitée rapidement et efficacement pour permettre une identification instantanée des modèles et des déviations susceptibles d'affecter le cours des événements. La fonctionnalité d'intelligence artificielle (IA) et l'apprentissage automatique permettent une analyse puissante des données en temps réel et constituent un complément solide à l'intelligence intégrée au système de commande et de contrôle.
Adapté sur le jet d'affaires à très long rayon d'action Global 6000/6500, le système GlobalEye permet une autonomie jusqu’à 11 heures de vol avec une portée de plus de 550 km.




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