Coup de pouce pour le F/A-XX !
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En gestation depuis plusieurs mois, le Pentagone a approuvé une enveloppe de 750 millions de dollars pour accélérer le développement du futur avion de combat F/A-XX de 6ᵉ génération destiné à la marine américaine.

Le geste
La Maison-Blanche a approuvé un plan du Département de la Défense visant à accélérer le développement de l’avion de combat furtif embarqué de nouvelle génération de la marine américaine, le F/A-XX, selon un document du Pentagone de 85 pages récemment transmis au Congrès. Cette autorisation débloque un montant de 750 millions de dollars destiné à faire avancer le programme F/A-XX, marquant un changement politique important après des hésitations antérieures au Pentagone concernant le financement simultané de deux programmes d’avions de sixième génération. L’allocation de 750 millions de dollars provient d’un ensemble plus large de plans fiscaux et de dépenses de réconciliation pour l’exercice 2026, totalisant près de 152 milliards de dollars, adopté en 2025. Le Pentagone a informé le Congrès que les fonds sont spécifiquement destinés « à accélérer les avions F/A-XX ». Cette source de financement est distincte de la mesure formelle de 893 milliards de dollars pour les crédits de la défense de l’exercice fiscal 2026 adoptée par le Congrès en janvier 2026.
Il s’agit d’une décision majeure, après une résistance interne antérieure liée aux craintes que la base industrielle de défense ne puisse pas construire deux avions de sixième génération simultanément pendant que Boeing développe le F-47 NGAD destiné à l’US Air Force.
Combler une faiblesse
Cette décision s’avère cruciale afin de pouvoir combler à l’avenir un fossé en passe de se creuser face au développement rapide de la marine chinoise. De plus, les groupes de porte-avions de la Marine font face à un problème de géométrie dans l’Indo-Pacifique : la distance entre l’espace maritime et les cibles défendues s’allonge à mesure que les missiles antinavires chinois, les avions et les capteurs repoussent les porte-avions plus loin. Même si la Marine dispose du F-35C, son escadre aérienne dépend encore fortement des « Super Hornet » pour la masse, le transport d’armes et la génération quotidienne de sorties, tandis que l’E/A-18G « Growler » assure le brouillage d’escorte. Le F/A-XX est destiné à remplacer le F/A-18E/F dans les années 2030 et, de plus en plus, à absorber des parties de la mission des « Growler » au fur et à mesure que cette flotte vieillit.
À la manière du F-35, la logique opérationnelle du F/A-XX permettra de fonctionner non seulement comme un avion multirôle, mais aussi comme un nœud de commandement et de contrôle. La direction de la Marine a lié le programme à la capacité de contrôler des avions de combat collaboratifs (CCA) et de pénétrer dans l’espace aérien contesté grâce à une capacité d’attaque électronique intégrée. En pratique, cela implique un avion conçu pour opérer dans des environnements électromagnétiques denses, équipé de radars numériques avancés capables de fonctionner comme capteurs, brouilleurs et relais de communication. Des liaisons de données à faible probabilité d’interception et la puissance de traitement embarquée fusionnaient les entrées passives et actives en pistes de qualité armement, permettant à l’appareil d’orchestrer des paquets de frappe distribués. Associé au drone de ravitaillement embarqué MQ-25 « Stingray », le F/A-XX bénéficierait d’un temps prolongé sur la station et d’une portée plus profonde sans exposer les avions-citernes vulnérables à des systèmes avancés d’anti-accès.
Deux avionneurs en concurrence
En parallèle, l’US Navy a fourni de nouvelles indications concernant l’avancement de son programme F/A-XX de sixième génération, identifiant Boeing et Northrop Grumman comme les deux fabricants potentiels de l’appareil du futur. Ce qui confirme l’information que le processus de sélection a définitivement éliminé Lockheed Martin comme fabricant potentiel du futur F/A-XX pour la marine américaine. Comme rapporté précédemment, en mars 2025, la proposition de la société n’aurait pas répondu aux exigences établies pour obtenir le futur contrat de développement du chasseur qui remplacera les F/A-18 « Super Hornet » exploités par les groupes de frappe porte-avions du service. Cette décision permet de répartir le développement des avions avec le F-22 et LE F-35 pour Lockheed Martin, le F-47 pour Boeing et pour Northrop Grumman le bombardier B-21. Plusieurs observateurs pensent à tort ou à raison que Boeing pourrait remporter le contrat pour la Navy avec une version navalisée du F-47.




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