Et si l’Espagne se tournait vers le KAAN ?
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Madrid n’arrive pas à se décider sur le F-35 pour des raisons politiques et le programme SCAF avec la France et l’Allemagne tourne au vinaigre. Il reste une dernière option pour l’Espagne, sa collaboration avec la Turquie déjà bien engagée.

Prototype du KAAN @ KAI
La collaboration avec Ankara
En juillet dernier, Madrid optait pour le jet formateur turc Hürjet de Turkish Aerospace Industries (TAI) avec l’achat de 18 appareils. Mais cette commande marque également l’entrée de l’Espagne dans le programme Hürjet en tant que codéveloppeur entre les industries TAI, Airbus Espagne, Aciturri, Aernova, Indra, GMV, Sener et Grupo Oesia.
Mais il existe une autre collaboration entre les deux pays avec ITP Aero, basée en Espagne, et TEI (Tusaş Motor Sanayii), en Turquie. Si cette initiative est discrète, elle peut néanmoins être considérée comme très ingénieuse et émergente dans le secteur de la défense européen. Ce partenariat ITP-TEI est une alliance technique formée pour assurer un développement à long terme et une collaboration qui va s’intensifier entre les deux pays.
Plus précisément, l’alliance ITP & TEI travaille sur le turboréacteur TF35000 qui doit équiper l’avion de combat de 5ᵉ génération produit en Turquie, le KAAN. Ce moteur sera capable de produire la poussée de 35 000 lbf et représente l'une des avancées majeures de la Turquie avec l’aide de l’Espagne dans le domaine des moteurs aéronautiques.
On le voit, en cas d'échec du SCAF, l'Espagne pourra toujours compter sur ses ingénieurs au cœur du développement du seul avion de chasse de 5ᵉ génération produit dans un environnement OTAN en dehors des États-Unis et du Royaume-Uni.
Acquisition du KAAN
L'acquisition potentielle de l’avion furtif KAAN par l’Espagne marquerait un tournant stratégique majeur, réduisant la dépendance de la Turquie à l'égard des États-Unis en matière de défense, renforçant les liens avec Ankara et jetant les bases d’un projet européen de défense aérienne des années 2040, loin des tourments du SCAF. Soit une nouvelle alternative qui s’ouvrirait sur le Vieux Continent.
Tous celà n'est que théorie pour l'instant, mais mérite que l'on y réfléchisse.
TAI KAAN
Développélocalement par Turkish Aerospace Industries (TAI) dans le cadre du programmeTF-X, le KAAN symbolise la détermination de la Turquie à atteindre l’autonomie.militaire après des revers géopolitiques. Alliant furtivité, agilitésupersonique et avionique de nouvelle génération, KAAN vise à sécuriser le ciel.turc et à se tailler une place sur le marché mondial de la défense. Cet articlese penche sur le développement de l’avion, les percées technologiques et lesimplications stratégiques pour la Turquie et au-delà.
La quête de la Turquie pour un chasseur local a commencé au débutdes années 2010, mais a pris de l’ampleur en 2019 après que les États-Unis ontrévoqué leur accès au F-35 en raison de l’accord controversé sur les missilesS-400 avec la Russie. Alors que sa flotte vieillissante de F-16 est proche del’obsolescence, Ankara a redoublé d’efforts dans le programme TF-X, chargeantTAI de fournir un chasseur multirôle capable de furtivité pour contrer lesrivaux régionaux et les concurrents alignés sur l’OTAN.
Principales étapes et défis
2016 : TAI signe un partenariat avec BAE Systems pour l’expertise.en conception.
2021: maquette grandeur nature dévoilée, révélant une aérodynamique éléganteinspirée du F-22.
2023: lancement du prototype, équipé de moteurs temporaires General Electric F110.
2024: le vol inaugural du 21 février marque l’entrée de la Turquie dans le club dela 5ᵉ génération.
2025–2030: essais en vol intensifs et intégration de sous-systèmes indigènes, y comprisle turboréacteur TRMotor TF35000(en cours de développement).
Peu de choses ont filtré du programme TF-KAAN, mais les photospubliées nous apportent quelques points intéressants. Ces images montrent unchangement de configuration en ce qui concerne les capteurs à l'avant del'avion. On peut ainsi discerner une série de capteurs infrarouges et de suivi.de type IRST qui pourrait également avoir d'autres fonctions, positionnée surle nez devant le cockpit dans une enceinte fixe à facettes peu observable. Endessous du fuselage Cette fois, on distingue un système de ciblage électro-optique.ressemblant à un EOTS. Cet arrangement, unique parmi les conceptions d'avionsde combat avancés connus actuellement en service ou en développement, pourraitoffrir des avantages significatifs d’une part ou de combler une certainefaiblesse de ces systèmes, rien n’est moins sûr cependant.







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