Dassault Aviation, le NGF devient ACF !
La France confirme son intention de développer ses avions de combat de nouvelle génération sans l'Allemagne et l'Espagne, en préservant le travail déjà effectué sur le démonstrateur du SCAF. L’occasion de renommer le futur avion habité en Avion de combat du futur (ACF) en lieu et place du NGF (New Generation Fighter).

Image d'artiste du futur ACF en version marine
La confirmation
Il était devenu nécessaire de réaffirmer la volonté de développer un système de combat du futur suite à l’effondrement du partenariat avec l’Allemagne et l’Espagne. C’est ainsi que le ministère français des Forces armées a l'intention de lancer une deuxième phase de travail de démonstration en 2027. Le développement opérationnel du chasseur de nouvelle génération (ACF) devrait commencer en 2029.
La ministre des Forces armées françaises, Catherine Vautrin, a déclaré aux législateurs le 8 octobre que le gouvernement avait décidé en juillet de poursuivre le travail critique des ACF à l'échelle nationale. L'objectif est d'éviter les retards qui pourraient compromettre les plans d'introduction d'un nouvel avion de combat au début des années 2040.
Cette décision signifie que la France a l'intention de préserver les travaux déjà achevés dans le cadre du programme multinational plutôt que d'abandonner le combattant suite à la rupture. Le jalon de 2027 a créé une certaine confusion parce que les documents budgétaires français font référence à une phase de démonstration qui devrait éventuellement mettre en vol un prototype du NGF renommé ACF.
Les documents ne disent pas que l'avion lui-même volera en 2027. Au lieu de cela, la deuxième phase du travail de démonstration devrait commencer cette année-là.
Le PDG de Dassault Aviation, Éric Trappier, a précédemment indiqué qu'un premier vol d'un démonstrateur ACF pourrait avoir lieu vers 2031 ou 2032. Cette distinction laisse plusieurs années entre le début prévu de la prochaine phase de démonstration et un éventuel vol de l'avion. Le démonstrateur sera utilisé pour mûrir les technologies nécessaires pour le futur chasseur, y compris les caractéristiques peu observables, la propulsion, les capteurs et l'intégration avec d'autres éléments d'un système de combat en réseau. La France prévoit également de poursuivre des études liées au moteur, Safran jouant un rôle central dans l'effort de propulsion.
Le nouvel appareil devra à terme venir remplacer les flottes de Rafale les plus anciennes. En parallèle, la phase de développement de la version F-5 Rafale doit permettre d’assurer le lien avec le futur avion.
Le standard F5 doit de son côté intégrer une version plus puissante du moteur Safran M88 avec l’amélioration T-REX qui fournira plus de puissance électrique et de refroidissement, afin de permettre l’utilisation de nouveaux systèmes électro-optiques et d’une intelligence artificielle. De plus l’avion emportera un nouveau missile hypersonique pour la dissuasion nucléaire.
Un coût phénoménal
L’une des grandes questions du futur système SCAF, qui concerne non seulement l’avion habité, mais également les drones collaboratifs, concerne le coût de l’ensemble du projet. Initialement, il était prévu que le coût global
Initialement évalué à environ 100 milliards d'euros, il serait partagé entre les pays partenaires (France, Allemagne, Espagne). Or Paris se retrouve aujourd’hui seule. À cela s’ajoute un risque de surcoût dû non seulement au retard entre les trois ex-partenaires, mais également parce que tant les fournisseurs que les matières premières, dont les fameux minerais de type terres rares, prennent l’ascenseur. Le chiffre de 166 milliards d'euros (développement et acquisition des avions), et même 445 milliards d'euros en incluant 40 ans de soutien et de maintien en condition opérationnelle (MCO), sont maintenant évoqués.
Actuellement la phase préliminaire 1B a déjà coûté 3,2 milliards d'euros, dont une fourchette de 1,5 à 1,8 milliard d'euros payés directement par la France.





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