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Montée en puissance de l'aviation chinoise !



En quelques années, l'armée de l'air de libération du peuple (PLAAF) s’est vu modernisée et dotée d’avions modernes tel le Chengdu J-20. En 5 ans, le J-20 furtif est entré en service avec plus de 200 appareils. Un constat qui s’est vérifié lors du dernier Salon aéronautique de Zhuhai qui s’est tenu du 8 au 13 novembre.


208 Chengdu J-20 « Weilong »


La journaliste spécialisée Wei Ling confirme que le quatrième lot d’avion J-20 numéroté CB03, a été complètement livré et comprend pas moins de 70 aéronefs. Ce lot s’ajoute au CB00, CB01 et CB02 qui comptaient 18, 45 et 56 appareils soit un total de 180 avions auquel s’ajoute 18 appareils de présérie. Le chiffre de 208 J-20 est maintenant atteint.

A cela il faut ajouter un peu plus de 245 avions de type Shenyang J-16 en service, dérivés du J-11B lui-même dérivé du Sukhoi Su30MK de fabrication russe. Le tout avec près de 450 Chengdu J-10 « Dragon Véloce » en cours de modernisation.

Cette montée en puissance est le résultat d’une profonde adaptation de l’industrie chinoise, qui en quelques années est parvenue à faire des progrès en matière de tolérance de fabrication et de contrôle de la qualité. Cette capacité contribue à réduire l’écart avec l’Occident et notamment les Etats-Unis.


Motorisation chinoise


Il y a peu nous ne connaissions pas exactement le modèle de moteur WS-10 qui devait venir équiper J-20. Certains avançaient, il y a encore 2 ans, qu’il pourrait s’agir du WS-10-T2. Or, lors de l’édition du Salon de Zuhai de cette année les J-20 exposés étaient équipés du moteur WS-10C qui est une version améliorée du turboréacteur, avec plus de puissance et de caractéristiques furtives. Ce qui confirme une information de juin 2021 que le WS-10C alimentait des J-20A opérationnels. Là, encore la Chine à progresser rapidement. Souvenez-vous, il y a 10 ans, le pays était en difficulté pour produire une motorisation fiable et l’industrie était confrontée à de multiples problèmes techniques.


Une version très attendue le biplace


Signalée depuis plusieurs mois, la nouvelle version du J-20 ne manque pas d’intérêt, car il est de fait, le premier avion de combat furtif biplace au monde. En effet, dans le cadre d’un conflit futur hautement numérisé, de grandes quantités d’informations seront disponibles. L’ajout d’un navigateur de combat s’avère important dans le cadre de missions dédiées au traitement des détecteurs adverses et de leur neutralisation. Dans le cadre de l’attaque au sol, le second pilote peut s’avérer une aide précieuse. Reste à voir comment la PLAAF va intégrer le J-20 avec le J-31, lui aussi furtif, mais de taille plus réduite.


Mais pourquoi ?


Pourquoi donc créé un biplace de 5ème génération, alors même que les avions modernes offrent des aides électroniques et notamment avec l’IA sans commune mesure avec les appareils plus anciens. Est-ce justement une faiblesse typiquement chinoise ? Pas forcément. Alors, une aide à l’ancienne pour former les pilotes ? Peut-être, mais sachant que les aéronefs modernes sont beaucoup plus faciles à piloter grâce aux aides électroniques, cette dernière ne serait alors que très négligeable. Il faut probablement chercher le besoin ailleurs, avec par exemple la possibilité pour le second pilote de s’occuper de la gestion de certains capteurs ou systèmes comme les drones. Le suivi des informations et le tri de celles-ci dans un environnement toujours plus rapide. La gestion de l’information est primordiale, le J-20 peut devenir un élément de détection avancée comme le F-35 en Occident. Le second pilote prend alors le rôle du gestionnaire de la situation, notamment, lors d’opérations offensives. Dernière option, le J-20 va pouvoir mener des opérations d’attaque au sol, dans ce rôle, le second pilote peut s’occuper des cibles et également de la gestion des défenses adverses sachant que le J-20 a été conçu pour les opérations à longue distance.

Le Chengdu J-20 « Weilong »


Le Chengdu J-20 « Weilong » (puissant dragon) est l'un des avions de combat les plus perfectionnés selon les dires de l’avionneur chinois. L’avion est censé pouvoir répondre au F-22 américain.

Doté d’une aile de type delta et des plans canards à l'avant, le J-20 dispose de deux empennages verticaux en diagonale mobiles d'un seul bloc. Cependant, Il n'y a pas d'empennage horizontal mobile, les plans canards, les parties mobiles de l'aile delta et les deux empennages diagonaux suffisent à un contrôle optimum. L’avion est doté de la poussée vectorielle, permettant d'augmenter la maniabilité de celui-ci.

L’avion dispose d’une baie ventrale pour l’armement d’une longueur estimée à 4,5 mètres pour 3 mètres de largeur, l’avion semble pouvoir emporter quatre missiles air-air de moyenne portée PL-15 des missiles air-air à courte portée PL21. Par contre, les missiles air-air de courte portée sont localisés au niveau des petites soutes latérales de chaque côté du fuselage à proximité des entrées d’air pouvant chacune recevoir un missile air-air PL-10.

Le J-20 mesure 20,3 mètres de long et a une envergure de 12,9 mètres. Il est fabriqué à partir d’alliages avancés, avec un poids à vide d’environ 19 000 kg pour une masse maximum de 32 000 kg. L’avion affiche un plafond de 20 km et une vitesse maximale supérieure à Mach 2 (2 470 km / heure),

Les coûts de recherche et développement du J-20 ont été estimés à plus de 30 milliards de yuans (4,4 milliards de dollars), avec un coût par avion de 100 à 110 millions de dollars.



Photos : J-20 @ PLAAF

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